En parcourant les ruelles pittoresques du village d’Inchy, vous tomberez sur une maison remarquable située à l’angle de la rue de l’Enfer et de la rue Petite. Son pignon, érigé au XVIe siècle, attire l’attention par sa structure typique mêlant briques rouges et blocs de calcaire, un style emblématique de la région. Cette technique, appelée « rouges-barres », se caractérise par l’alternance de deux ou trois rangées de briques avec un lit de pierre calcaire, souvent extrait de carrières comme celle de Lezennes dans les Pays Lillois.

technique, appelée « rouges-barres »

Ce mode de construction traditionnel, dont on trouve encore quelques vestiges dans le village, témoigne de l’histoire architecturale d’Inchy. Si le pignon montre aujourd’hui les marques du temps, il reste un précieux témoignage des anciennes méthodes employées dans le Cambrésis et les Pays Lillois, où ces contrastes de teintes entre briques et pierres étaient prisés.

Cette maison recèle aussi une curiosité souterraine : des caves que l’on dit dater des XIVe et XVe siècles. Ces dernières abriteraient de mystérieux graffitis, bien que je n’aie pas pu les observer moi-même. Une autre particularité de certaines demeures d’Inchy réside dans les pierres gravées au-dessus de leurs portes d’entrée. Ces pierres, parfois ornées de l’inscription « IHS », acronyme de Iesus Hominum Salvator signifiant « Jésus, Sauveur des Hommes », sont souvent accompagnées des initiales du propriétaire et de l’année de construction.

Le village d’Inchy, avec ses vieilles bâtisses et ses vestiges architecturaux, offre ainsi un véritable voyage dans le temps, invitant les curieux à découvrir l’empreinte du passé dans ses moindres recoins.