Le Château de La Rosière, édifié au XVIIIe siècle, se dévoile au bout d’une majestueuse allée bordée d’arbres. Son porche, véritable passage vers une époque révolue, ouvre sur une cour intérieure empreinte d’élégance et d’authenticité.

Construit en briques rouges, l’édifice reflète le style architectural classique de son époque. L’entrée principale, sublimée par un portail en arc plein cintre encadré de pierres de taille, invite à découvrir un lieu chargé d’histoire. Les fenêtres, agrémentées de grilles en fer forgé, renforcent le raffinement de cette demeure. Quant à la toiture en ardoises à double pente, elle confère à l’ensemble un caractère à la fois sobre et intemporel.
La cour intérieure, typique des châteaux du XVIIIe siècle, est pavée de pierres irrégulières et entourée de bâtiments en briques rouges. Ces constructions robustes témoignent du savoir-faire d’une époque où l’art de vivre se reflétait dans chaque détail.

Le nom de ce château semble dériver du mot « roseaux », dont il aurait été une déformation au fil du temps. La date précise de sa construction demeure inconnue, mais son histoire est richement documentée. Dès 1732, on retrouve mention de sieur Cornu comme propriétaire. À la fin du siècle, Pierre Joseph Dupio en devient le maître des lieux. Lui et son épouse reposent dans la propriété, comme en atteste une pierre tombale dans le parc, gravée des années 1808 et 1812. Une autre pierre rend hommage à leur neveu, Victor Pierre, seigneur de Paillencourt et garde du corps du roi.
Au fil des années, la famille Dupio cède la place à celle des Béthune, active dans la vie politique régionale, ajoutant un nouveau chapitre à l’histoire du domaine.
Aujourd’hui, le Château de La Rosière reste une propriété privée et ne se visite pas. Pourtant, sa silhouette majestueuse, nichée au cœur de la campagne d’Estrun, continue de fasciner les amateurs de patrimoine et d’histoire du Cambrésis.
